L’emprise la plus vaste de la couronne
À Plouay, le site inscrit des rives du Scorff couvre environ 2 138 hectares, l’emprise patrimoniale la plus vaste de toute la couronne lorientaise. S’y ajoutent les abords de la chapelle Notre-Dame, de la chapelle Notre-Dame des Fleurs, de la motte castrale du Roc’h et de la fontaine Saint-Roch.
Règle opposable
Avant : établir si l’avis sera conforme ou simple
C’est la distinction qui compte le plus. À Plouay, l’avis de l’Architecte des Bâtiments de France est conforme, donc contraignant pour la mairie, dès qu’une covisibilité est établie entre le terrain et le monument. Dans les autres cas, l’avis est simple : la mairie peut passer outre. Cette règle est rappelée à l’identique dans plusieurs plans locaux d’urbanisme de la couronne, mais elle prend ici une importance particulière du fait de l’étendue du site inscrit.
Pendant : ce que le règlement encadre sur l’aspect
Les bardages en ardoise ne sont pas autorisés en façade à Plouay. Ils restent admis en pointe de pignon, jusqu’à l’égout de toiture. C’est un régime intermédiaire entre l’interdiction totale de Lanester et l’autorisation limitée à la pointe de pignon de Ploemeur, qui, elle, s’arrête à la ligne joignant les égouts.
Après : ce qui reste opposable
Un ouvrage réalisé conformément à une déclaration préalable acceptée est en règle. Un ouvrage réalisé sans déclaration, ou différent de ce qui a été déclaré, ne l’est pas, et cela peut ressortir des années plus tard, notamment à la vente. Sur une commune couverte à ce point par un site inscrit, la trace administrative du chantier a une valeur.